C'EST UNE MARQUE DE STUPIDITE QUE D'ETRE RACISTE ENVERS LES GENS DE SON PROPRE PAYS!
(hum j'ai encore pu le vérifier lors du Derby contre les Carolos, ni ces derniers, ni les standardmen n'ont compris le sens d'ANTI-RACISME et c'est bien dommage!)
Samedi soir, un match de football, moment de fête et de détente convivial, a été gâché par les chants insultants, racistes et vexatoires des supporters de Genk. En cours de seconde mi-temps, alors que durant la pause l'entraineur des Sang et Or avait déjà demandé au quatuor arbitral de prendre ses responsabilités pour mettre un terme à cette expression du racisme le plus primaire, Louis Derwa, le manager général de l'AFC est monté sur le terrain pour interpeler l'arbitre, monsieur Vandevelde.
Après le match nous avons demandé à Louis Derwa d'expliquer son geste.
-"Il y a eu des propos racistes envers la communauté wallone qui ont été tenus de manière très audible et répétée dans le stade. On connait les directives qui existent en la matière. J'ai pu constater qu'elles n'étaient pas appliquées par le corps arbitral. Ce n'est malheureusement pas la première fois que ça se passe à notre encontre.Par ailleurs, il existe une loi contre le racisme et la xénophobie. Elle s'applique également dans les stades de football. J'ai donc voulu poser un geste symbolique pour dire stop à l'intolérance, pour dire stop au racisme. Il faut avoir une prise de conscience que ce sont des problèmes qui minent notre sport, sport qui représente précisément des valeurs telles que la tolérance, le fair-play. On fait à l'heure actuelle signer un grand ballon dans les différents stades. C'est bien, mais passer à l'action par un acte symbolique, c'est parfois mieux".
L'attitude insultante n'est pas à banaliser. Heureusement que nous avons un public plutôt calme, qui ne répond pas aux provocations adverses. N'oublions pas que la guerre de Yougoslavie a commencé bêtement dans un stade de football, à Zagreb.
-"Il faut tirer les leçons de l'histoire. Il ne faut pas sous-estimer ce genre de faits. En outre, on assistait à un match engagé, un beau match pour les spectateurs, un match convenable, rien ne justifiait ces chants exprimés de manière gratuite. Il est du devoir des responsables de club de prendre position par rapport à ces attitudes. Si personne ne réagit, si on fait la sourde oreille, la situation dégénèrera jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour agir".
L'Union Belge ne devrait-elle pas également intervenir?
-"Il faut analyser le paysage. Il y a les clubs, le club visité, les attitudes des joueurs, du staf, des dirgeants. Il y a l'attitude du corps arbitral et l'attitude de la Fédération. Chacun a un rôle à jouer par rapport à ça. A mon sens, la Fédération a pris des positions très nettes pour lutter contre ce genre de choses. Mais il ne suffit pas que cela reste des textes sans effets. Il faut qu'ils soient appliquer sur le terrain.
L'arbitre aurait-il dû arrêter le match?
-"La meilleure solution, c'est effectivement d'arrêter le match. A la limite, il suffit de l'arrêter symboliquement une minute ou deux et de faire passer un message aux supporters pour leur faire prendre conscience de leur attitude. En espérant alors une réaction de bon sens de la part des supporters".
L'infraction, rappelons-le, ce n'était pas votre montée sur le terrain, mais plutôt les chants de supporters?
-"L'avenir nous le dira".